Cors et durillons : les retirer, et comprendre pourquoi ils reviennent

C'est le motif de soin le plus fréquent. Un cor ne part pas seul, mais il se retire sans douleur ; le reste est une affaire de chaussures.

Appeler pour prendre rendez-vous06 08 10 86 61Par téléphone uniquement — pas de réservation en ligne.

Cor et œil-de-perdrix

Un cor est un épaississement très localisé de la peau, centré sur un noyau dur, que l'on appelle souvent « le clou ». Ce noyau appuie sur les terminaisons nerveuses, d'où une douleur vive, parfois disproportionnée par rapport à sa taille. Lorsqu'il se forme entre deux orteils, la peau reste humide et blanchâtre : on parle d'œil-de-perdrix.

Comment la reconnaître
Petite zone de peau dure et jaunâtre, sur le dessus ou le bout d'un orteil, ou entre deux orteils. Douleur à la pression et dans la chaussure.
Causes fréquentes
Un frottement ou une pression répétés au même endroit : chaussures trop étroites ou trop pointues, orteils en griffe ou en marteau, hallux valgus qui fait se chevaucher les orteils.
Au cabinet
Le noyau est retiré au bistouri stérile, couche par couche. Le soin est en principe indolore et le soulagement souvent immédiat. On cherche ensuite la cause, notamment dans la chaussure.
Au quotidien
Choisir des chaussures larges à l'avant, en matière souple. Éviter les « coricides » en pharmacie : ils contiennent un acide qui attaque la peau saine autour du cor, ce qui est particulièrement risqué en cas de diabète ou de mauvaise circulation.
Voir un médecin
En cas de diabète, si le cor devient rouge, chaud ou suintant, ou s'il apparaît une plaie.

Durillon, callosité et corne

Le durillon est une plaque de peau épaissie, plus étendue qu'un cor et sans noyau central. Il se forme là où le pied supporte le plus de pression : sous l'avant-pied, au talon, sur le bord du gros orteil. C'est une réaction de protection de la peau, qui devient gênante quand elle s'épaissit trop.

Comment la reconnaître
Peau jaunâtre, dure, parfois craquelée. Sensation de « caillou dans la chaussure », brûlure à la marche.
Causes fréquentes
Appuis excessifs ou mal répartis, longues marches, talons hauts, pied creux ou pied plat, avancée en âge (le coussinet graisseux sous le pied s'amincit).
Au cabinet
La corne est réduite au bistouri puis poncée, jusqu'à retrouver une peau souple, sans jamais atteindre la peau vivante. Des conseils d'hydratation et de chaussage complètent le soin.
Au quotidien
Une crème à l'urée appliquée chaque jour limite la reconstitution de la corne. Évitez de raboter vous-même avec une râpe métallique ou une lame : les coupures sont fréquentes.

Cor ou durillon : comment faire la différence

CorDurillon
FormePetit, rond, avec un noyau dur au centrePlaque étendue, sans noyau
Dessus ou bout des orteils, entre deux orteilsSous l'avant-pied, au talon, bord du gros orteil
DouleurVive et localisée, « comme un clou »Brûlure diffuse, sensation de caillou
CausePression concentrée sur un pointAppui répété sur une zone

Le rôle de la chaussure

  • Essayer ses chaussures en fin de journée, quand le pied a gonflé.
  • Vérifier la largeur à l'avant : les orteils doivent pouvoir bouger.
  • Se méfier des coutures intérieures placées sur un orteil déformé.
  • Alterner talons et chaussures plates ; limiter les talons de plus de 4 à 5 cm au quotidien.

Pourquoi éviter les coricides

Les pansements et liquides « anti-cors » vendus en pharmacie contiennent le plus souvent de l'acide salicylique. Il ramollit la corne, mais attaque aussi la peau saine autour. Chez une personne diabétique, qui a une mauvaise circulation ou une peau fine, il peut provoquer une plaie. Les protections sans acide (anneaux, pansements en gel) peuvent en revanche soulager la pression en attendant le soin.

Tarif

44 €Soin de pédicurie ou réflexologie plantaire : un même tarif au cabinet.

À domicile : à partir de 55 €, selon le secteur et le déplacement. Le tarif est précisé lors de la prise de rendez-vous.

Samedi : consultations possibles sur demande — 70 €. Uniquement sur rendez-vous.

Questions fréquentes

Un cor peut-il disparaître tout seul ?

Si la pression qui l'a créé disparaît, il peut diminuer. Mais le noyau reste souvent en place et continue de faire mal : il faut le retirer.

Le cor va-t-il revenir après le soin ?

Oui, si la cause persiste : même chaussure, même déformation d'orteil. C'est pourquoi le soin s'accompagne toujours d'une recherche de la cause.

Retirer un cor fait-il mal ?

Non, en principe. Le noyau est un tissu mort, sans nerfs. Le soulagement est souvent immédiat.

Combien coûte le soin ?

Le soin de pédicurie est au tarif de 44 € au cabinet.

Prendre rendez-vous

Dominique Rozan reçoit au 72 avenue de la Bourdonnais, 75007 Paris, le lundi, le jeudi et le vendredi. Appelez ; si elle est en soin, laissez votre nom et votre numéro, elle vous rappelle.

06 08 10 86 61